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rose.morales@sorbonne-nouvelle.fr

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   Sélectionnée pour participer au 79ème « Festival du Film », comme les Cannois  du bus aiment appeler le Festival de Cannes, je suis heureuse de pouvoir vous emmener à mes côtés durant ces dix jours sur la Croisette. Étudiante en première année en licence Cinéma-Audiovisuel à la Sorbonne Nouvelle, neuf de mes camarades et moi-même avons eu l’opportunité de remporter une accréditation Cannes Classics, section parmi tant d’autres se déroulant du 12 au 23 mai 2026. 

 

    Si j’ai choisi ces études, c’est avant tout par amour d’un Cinéma aux horizons divers et variés, même infinis. Là où certains y trouvent du divertissement, j’y vois là une fenêtre ouverte sur le monde (pour citer Alberti) et des époques que je n’aurais jamais pu explorer autrement. Le cinéma prend la forme d’une mosaïque où chaque genre, chaque pays et chaque vision, trouvent enfin leur place.

 

    Être accréditée Cannes Classics, c’est finalement avoir les clefs d’une machine à remonter le temps. Cette année, la sélection est un véritable pont entre un passé restauré et un futur qui lui fait honneur. Entre les hommages à des figures grandioses comme Vittorio De Sica ou encore Visconti, ainsi que la célébration des 20 ans du Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro, le programme de cette année 2026 tend à donner le vertige. Pour nous, étudiants, c’est là où le festival prend tout son sens : on y découvre des films qui ont survécu à l’oubli grâce au travail frénétique des cinémathèques. C’est une section qui prouve que le « vieux » cinéma est souvent plus moderne et plus actuel qu’on ne le pense.

 

    Parmi cette sélection, des projections font déjà battre mon coeur. Eva de Maria Plyta, sorti en 1953 est l’un des événements historiques de cette édition. En Grèce, Plyta a été la première femme réalisatrice et, avoir la chance de voir ce film restauré est un grand pas pour l’histoire du cinéma au féminin. Puis Une vie manifeste de Jean-Gabriel Périot, qui est un documentaire qui s'annonce passionnant à bien des égards sur le destin de Michèle Firk. Périot a un talent fou pour transformer des archives en "roman-photo". Le portrait de cette femme affranchie résonne avec mes propres convictions.

 

    Dix jours, c’est court pour pouvoir embrasser toute la magie du Festival de Cannes, mais je compte bien ne pas en perdre une miette pour toutes vous les raconter ici, sur ce blog. N’hésitez pas à suivre notre séjour sur notre compte Instagram, cannes.classics.2026. Attention, le projecteur s’allume ! 

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