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Moonlighting : Le silence de l'exil
(Cet article contient quelques petits spoils) Moonlighting, Travail au noir en français, est un film de Jerzy Skolimovski qui suit quatre Polonais, trois ouvriers guidés par Nowak (Jeremy Irons) qui est le seul à parler anglais, venus en Angleterre pour restaurer la maison du « patron ». Un travail illégal aux conditions difficiles loin de leur pays mais bien payé durant cette période de pauvreté que traverse la Pologne. Dans cet article, je ne vais pas faire une analyse gé
miafroidevaux
28 mai5 min de lecture


Crías Cuervos : Un film à apprécier en deux temps
Ressenti express sur Crías Cuervos de Carlos Saura, un drame espagnol qui suit l'enfance d'une orpheline obsédée par la mort durant les dernières années du fascisme à Madrid. (1976)
Emma Boublil
27 mai1 min de lecture


Tilda Swinton : une actrice iconique rassurante face à l’avenir du septième art.
Si je vous parle d’une artiste pluridisciplinaire, à la carrure élancée et aux coiffures iconiques, vous pensez tout comme moi à… Tilda Swinton, exactement !! Nous avons tous un jour rencontré un personnage interprété par cette actrice britannique, que ce soit dans Narnia de Andrew Adamson, We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay ou encore Orlando de Sally Potter. Formée à la Royal Shakesperae company, nous pouvons également la retrouver dans de nombreuses pièces de théât
Lucas Amores
24 mai2 min de lecture


Maverick : The Epic Adventures of David Lean - Bandez-nous
Plus reportage que documentaire, le film Maverick : The Epic Adventures of David Lean (2026) nous laisse un goût amer en bouche. Trop amer. Produit purement américain où la gloire de la méritocratie aveugle sa masse, le film nous narre de façon (trop?) factuelle la vie du britannique David Lean. Entremêlé d’archives des films de Lean, d’archives de sa vie privée, d’interviews de personnalités contemporaines du cinéma (Coppola, Villeneuve, W. Anderson…), le film est narré par
clementde-castelbe
24 mai3 min de lecture


Un Homme et une Femme (1966) : Pas de pitié pour les chasseurs
Montmartre 15-40 60 ans après sa présentation au Festival de Cannes en 1966, où il fut lauréat d’une Palme, quel ne fut pas le plaisir d’avoir l’opportunité de (re-)voir le film de Claude Lelouch. Culte parmi les cultes, Un Homme et une Femme (1966) avait déjà fait un saut sur la croisette, mais au-dessus de l’écran, sur l’affiche du festival de 2025. Deux affiches tirées d’une même séquence de câlin. Une fois Anouk, une autre Jean-Louis, le Cha-ba-da-ba-da se lance. Les sour
clementde-castelbe
24 mai4 min de lecture


Les Saisons (1975) : La boucle comme ligne
C’est ta terre Par où débuter pour approcher ce monument du cinéma ? Nous pourrions commencer par commencer à aborder le rapport qu’entretient Pelechian avec le son, tant il est primordial, mais surtout prioritaire chez lui. Pour Pelechian, une fois sur la table de montage, le son et la musique ont la priorité sur l’image. En ce sens, il le dit lui-même, Pelechian préférait enlever une image importante de son film si cette dernière était un obstacle à la musicalité du projet.
clementde-castelbe
24 mai3 min de lecture


« The Dull Ice Flower » : un chef d’oeuvre du cinéma taïwanais, signé Yang Li-kuo
La 79ème édition du festival de Cannes s’est finit il y a de ça quelques heures. Pour ce dernier article de la sélection Cannes Classics, j’ai choisi d’évoquer la version magnifiquement restaurée de The Dull Ice Flower (Lu Bing Hua - 1989) du réalisateur Yang Li-kuo, car le Festival de Cannes ce n’est pas seulement la vitrine du cinéma de demain, c’est aussi le gardien des trésors du passé. Adapté du roman engagé de Chung Chao-cheng, ce film s’impose comme une critique socia
rosemorales7
24 mai4 min de lecture


"Le Labyrinthe de Pan" de Guillermo del Toro (2006), ou comment un conte cruel devient un manifeste contre le silence des adultes…
Article de HASNAOUI DJAMAT DUBOIS Jibrill Guilermoooo del Toroooo, merci pour les travaux, merci pour l’énergie. Restauration en 4K d’un classique, comme dans le nom de la sélection : Cannes Classics, finalement. Je l’ai découvert dans cette version restaurée, en présence du réalisateur. Honnêtement, je pense qu’il y a très peu de meilleures manières de découvrir ce film pour la première fois. La pré-ouverture du festival, salle Debussy, del Toro debout sur scène. Permettez-m
Lucas Amores
24 mai2 min de lecture


"Mon Oncle" (Jacques Tati - 1958) : Rencontre avec l'angoisse
Si c’est de chair et de sang qu’était faite la pléthore d’artistes au centre des rencontres proposées cette semaine au sein de la section Cannes Classics, c’est pourtant en en rencontrant un maintenant disparu que j’ai décidé de clore mon festival. Jacques Tati, monument français auquel je ne m’étais jusqu’ici jamais confrontée, et que je rencontre donc avec « Mon Oncle », projeté sur le Cinéma de la plage. Comment alors mieux introduire l’expérience qui m’attendait que de la
lilouromans
24 mai4 min de lecture


Les Diables de Ken Russel : Ça Cannes Pour Moi
Episode de Ça Cannes Pour Moi sur Les Diables de Ken Russel Avec Emma Boublil et Thaïs Noel Montage : Mia Froidevaux et Emma Boublil Merci aux festivalières qui nous ont aidées à faire le jingle d'introduction
Emma Boublil
24 mai1 min de lecture


Le Labyrinthe de Pan : Ça Cannes Pour Moi
Episode de Ça Cannes pour Moi sur Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro Avec Mia Froidevaux et Emma Boublil Montage : Mia Froidevaux
Emma Boublil
24 mai1 min de lecture


"Une vie manifeste" : triste époque pour le féminisme
Il y a quelque chose de profondément éprouvant à revêtir le rôle de spectateur d'Une vie manifeste, documentaire sur Michèle Firk, critique et révolutionnaire mais aussi figure oubliée du cinéma (notamment en raison de son genre) tant l'ampleur performative du geste qui a mené à sa concrétisation est flagrante et définitivement déjà dépassée au sein de l'époque à laquelle il est présenté. Que Jean-Gabriel Périot ait décidé de dédier un documentaire à cette femme n'a rien de c
Clement Ruiz
24 mai3 min de lecture


"Tilaï" : l’illusion universaliste
Comme l’a parfaitement souligné la fille d’Idrissa Ouedraogo dans son propos introduisant la séance, il semble évident que les thèmes ici convoqués par le réalisateur burkinabé à base d’amour impossible, de traditions étouffantes et de tentatives contrariées d’émancipation viennent, par la simplicité de leur universalité, s’inscrire dans l’une des tendances centrales de l’œuvre du cinéaste, cette volonté de rassembler autour d’une même histoire les regards variés d’intériorit
Clement Ruiz
23 mai4 min de lecture


Nostalgie du futur : Le montage comme mélodie
Ressenti express sur Nostalgie du Futur de Brecht Debackere, un documentaire sur Chris Marker
Emma Boublil
23 mai1 min de lecture


Le Labyrinthe de Pan : Un film à regarder avec des yeux d’enfant ?
Le Labyrinthe de Pan est un film fantastique de Guillermo del Toro sorti en 2006. Dans l'Espagne d'après-guerre civile, Ofelia et sa mère vont vivre chez le commandant Vidal, qui chasse les révolutionnaires. En se baladant, Ofelia découvre un labyrinthe habité par un faune qui la mettra sur la voie d'une quête magique. Dire que le Labyrinthe de Pan est un chef-d'œuvre me semble absurde. Cela fait 20 ans qu'il est sorti et de nombreuses autres critiques l'ont déjà salué. Que c
Emma Boublil
23 mai2 min de lecture


"The Fast and the Furious" et "Shinkansen daibakuha" : hommage imparfait au cinéma d'action
Cette année, le film d’action est particulièrement mis à l’honneur au festival de Cannes, on peut notamment citer la présence du blockbuster coréen Hope en compétition officielle et bien que ce choix me semble inexplicable il m’est impossible de nier la légère satisfaction que j’éprouve face à la réaffirmation d’un genre régulièrement sous-estimé dans les sphères de l’intelligentsia cinéphile alors même qu’il nous a offert bon nombre de perles du 7ème art. Les seuls problèm
Clement Ruiz
23 mai4 min de lecture


L'INNOCENTE de Luchino Visconti : Satan Lui-Même
Débarrassée des cris de l’extravagant Helmut Berger, petit protégé de Visconti sur ses dernières années, l’œuvre ultime de l'immense cinéaste italien se veut plus discrète et peut-être plus intimiste que ses précédentes, mais ne résonne pas non plus comme un « film testamentaire ». C'est ce qu'affirme d'ailleurs Gian Luca Farinelli, directeur de la Fondazione Cineteca di Bologna, à la projection en salle Buñuel de l'Innocente (1976) qui fête son cinquantenaire cette année, to
Matis Chavant
23 mai3 min de lecture


Nostalgia for the future : un poème audio-visuel adressé à la mémoire de Chris Marker
Nostalgia for the future est présenté comme un documentaire. Or, ce film n’est pas vraiment un documentaire mais plutôt un film de non-fiction qui repose sur le montage. On suit Brecht Debackere (le réalisateur) dans ses recherches sur les archives de Chris Marker. Une enquête de grande ampleur dans les vestiges du regard du cinéaste, jusque là gisant trié et classifié dans les stocks de la Cinémathèque Française. Brecht Debackere sort ces cartons de leur repos, les explore e
miafroidevaux
23 mai2 min de lecture


The Fast and the Furious de Rob Cohen ou comment des grosses voitures et le sens de la famille ont lancé une saga interstellaire
Article de Jibrill HASNAOUI DJAMAT DUBOIS Bon, commençons par le commencement : la séance a démarré à l’heure où elle était censée finir. Pendant qu’on attendait une demi-heure dans la salle, l’écran nous montrait ce bon vieux Vin Diesel qui faisait des allers-retours sur tout le tapis. Parce qu'il était sûrement rapide et furieux. Vous avez compris, comme le titre du film, ahah. J’ai trouvé ça assez désagréable et je ne suis pas le seul mais c'est la vie des stars. Le ton
miafroidevaux
23 mai3 min de lecture


L'Homme de Fer, un contexte politique difficile à retranscrire par Andrzej Wajda
Dans le contexte de révolution sociale de la Pologne de 1980, un journaliste, qui jusque-là travaillait à la radio, est chargé d’enquêter sur un militant pour affaiblir le mouvement. En interviewant les proches de cet homme, le journaliste remonte peu à peu le cours de son histoire et finit par adhérer à sa cause. Ce que je ne savais pas avant de voir L’Homme de Fer d’Andrzej Wajda c’est qu’il s’agît de la suite de L’Homme de Marbre sorti quatre ans plus tôt, en 1977. On m’a
Thais Noel
22 mai2 min de lecture
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