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"Dernsie : the amazing life of Bruce Dern" de Mike Mendez : une vie d’artiste à toute vitesse !

  • Photo du rédacteur: Lucas Amores
    Lucas Amores
  • 22 mai
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Bruce Dern au 79e Festival de Cannes, image par Sarah Meyssonnier pour REUTERS
Bruce Dern au 79e Festival de Cannes, image par Sarah Meyssonnier pour REUTERS

Vous ne rêvez pas, Bruce Dern, dit « l’homme qui a tué John Wayne », était bien présent cette année au festival de Cannes ! En effet, il est le sujet d’un fabuleux documentaire réalisé par Mike Mendez : Dernsie : the amazing life of Bruce Dern, et je peux vous le dire: sa vie est effectivement « amazing » !


Mais alors, qui est donc Bruce Dern ? Il s’agit d’un célèbre acteur américain ayant joué au sein d’une centaine (oui, une centaine) de films aux genres diversifiés sous la direction de grands noms : Hitchcock, Corman, Dante, Tarantino… Il est connu pour ses rôles de méchants iconiques du septième d’art, notamment en incarnant Asa Watts dans Les Cowboys de Mark Rydell (1972). Ce dernier tue John Wayne, figure emblématique du

cinéma hollywoodien, au cours du film. Ce fut un tournant dans la vie privée de l’acteur, ayant pour étiquette : « l’homme qui a tué John Wayne ». Sa fille Laura Dern, également présente durant la séance, confie que certaines amies d'enfance n’avaient pas le droit d’aller chez elle pour cela. Il est cependant nécessaire de séparer l’artiste du personnage interprété : Dern est d’un côté un antagoniste imposant, de l’autre un père aimant sa fille et les cocktails sans alcool.

 

  Pour tenir ce rythme effréné, Monsieur Dern a un secret : l’endurance. Sa fille Laura nous confie qu’il est un coureur avant d’être un acteur. En effet, il détient plusieurs records mondiaux de course, a parcouru au total l’équivalent de 4 fois le tour de la Terre et se rendait même au travail en courant plusieurs dizaines de kilomètres chaque jour. Vous l’aurez compris, Bruce Dern est un artiste motivé qui se fixe constamment de grands objectifs. C’est d’ailleurs ainsi que s’est faite sa carrière, non pas à coups de baguette magique mais de volonté, de rencontres, de culot et d’une grande détermination.


  Pour moi, jeune étudiant en cinéma encore peu familier avec la carrière de Bruce Dern, un détail dans le titre m’interpella : Dernsie. Est-ce un surnom ? Une autre personne ?

En vérité, il s’agit d’une capacité de jeu bien propre à Bruce Dern ! Une « dernsie » est en effet une petite improvisation, le plus souvent comique, qui apporte une nouvelle possibilité de jeu au comédien mais aussi une profonde humanité à son personnage. Par exemple, au sein d’une scène du film Les Huit Salopards de Quentin Tarantino, Bruce se cache petit à petit le visage avec sa couverture, comme pour se protéger des atrocités dépeintes par Samuel L. Jackson. Un détail qui fait toute la différence et dont nous sommes très friands !


  Pour ce qui est du côté esthétique du documentaire de Mike Mendez, celui-ci propose une approche de vulgarisation, permettant une adresse à tous les publics. Il s’agit d’un voyage chronologique à travers la vie de Bruce Dern, sa fabuleuse carrière, ses échecs et réussites. Mais surtout, il semble que ce documentaire aborde avec une certaine poésie le passage du temps. Le temps face auquel nous sommes impuissants et qui passe plus vite que nous le souhaitons. Bruce Dern nous le montre à travers la caméra de Mendez : il faut profiter de chaque instant et prendre le temps non pas comme un ennemi mais comme un allié qui nous aide à avancer à notre rythme et à atteindre nos objectifs. Comme l'acteur l’explique, il s’agit d’une course en ligne droite où nous devons tenir la cadence pour nous approcher de l’arrivée qui est souvent victorieuse.

Bruce Dern (centre) et Mike Mendez (à droite) avant la projection du documentaire
Bruce Dern (centre) et Mike Mendez (à droite) avant la projection du documentaire

J’espère que ce magnifique documentaire vous touchera autant que moi. Bien que quelques détails m’aient parfois chiffonné, notamment les musiques trop souvent présentes et qui, selon moi, écrasent l’émotion que dégage Bruce Dern, j’invite chaque cinéphile et curieux à aller découvrir le merveilleux acteur qu’est Bruce Dern magnifié par la caméra de Mendez !


Lucas AMORES

 
 
 

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